Prendre soin de soi quand on prend soin des autres : une responsabilité essentielle
Ce matin, j’ai besoin de ralentir.
Elle est assise en face de moi. Sage-femme. Les mots arrivent vite, comme s’ils devaient sortir avant de se perdre.
« Je fais tout bien… mais je ne ressens plus rien. »
Silence. Ses mains sont posées sur ses genoux. Elles ne tremblent pas. Tout est tenu. Trop tenu. Je sens en moi ce mouvement si particulier. Celui que je connais bien. Quand le professionnel, en face, continue d’avancer… mais que quelque chose, à l’intérieur, s’est retiré.
Alors je ne cherche pas à comprendre trop vite. Je reste là. Avec elle. Et doucement, une autre phrase arrive :
« Je crois que je me suis oubliée. »
Vous êtes soignant
Vous êtes médecin, sage-femme, puéricultrice, infirmier·e…
Vous êtes là, dans ces espaces où la vie se joue. Vous tenez. Vous ajustez. Vous accueillez. Et parfois, au cœur même de cet engagement, une partie de vous se met en retrait.
Avec Urkind, quelque chose se déplace. Prendre soin de soi retrouve une place naturelle dans le soin. Comme une évidence qui avait été mise de côté.
Trouver sa juste place
Je la regarde.
« Et vous… où êtes-vous, dans tout ça ? »
Elle hésite. Puis elle sourit, presque surprise par la question. Trouver sa juste place ne demande pas de choisir. Quelque chose peut exister ensemble. Vous d’abord. Et les autres, en même temps.
Un ajustement fin, vivant, qui ne passe pas par l’effort, mais par une forme de reconnaissance intérieure.
Redonner du sens à ce que l’on fait
Quand elle parle de son travail, ses yeux changent. Il y a encore quelque chose de très vivant. Mais cela circule moins. Alors nous cherchons ensemble. Pas une réponse.
Un fil.
Le sens revient rarement seul. Il se tisse dans la rencontre.
- Entraide.
- Partage.
- Cap commun.
Quelque chose se remet à circuler, entre elle, moi… et ce qui nous relie.
Acquérir de nouvelles visions et compétences
Je lui propose de regarder autrement. Pas plus. Autrement.
Les situations qu’elle décrit prennent une autre forme. Elles s’ouvrent. Ce qui semblait figé retrouve du mouvement. Ce qui pesait devient plus lisible.
Un regard à 360°, comme une manière de redonner de l’espace à ce qui était enfermé. Et là, très doucement :
« Ah… je n’avais jamais vu ça comme ça. »
Ralentir, respirer, se ressourcer
Nous faisons une pause. Elle inspire profondément.
Pour la première fois depuis le début. Le corps parle toujours avant les mots. Il sait quand l’espace revient. Ralentir permet cela. Respirer aussi.
Quelque chose se dépose. Et dans cet espace, une énergie différente apparaît. Plus calme. Plus stable. Un nouvel élan commence souvent là, dans ce moment presque invisible.
Pour une fois, le système prend soin de vous
Elle me regarde, étonnée.
« C’est possible, ça ? Un temps pour nous ? »
Oui. Un espace reconnu. Légitime. Le DPC devient ici un appui. Un cadre qui autorise. Qui soutient. Un temps pour ceux qui donnent, pour qu’ils puissent, eux aussi, se rencontrer autrement.
Taninges, 3 jours en cocon
Je pense à ce lieu. À la lumière. Au silence qui n’est pas vide. Aux échanges qui prennent une autre couleur.
Trois jours. Un cocon. Pas pour s’extraire du réel. Pour y revenir autrement.
Elle se redresse légèrement.
« Ça me ferait du bien… »
Je souris. Parfois, tout commence par ça. 🌿
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