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Et si la psychologie positive te permettait de respirer, toi aussi ?

Psychologie

A propos de psychologie positive, tu te dis peut-être :
> « Je n’ai vraiment pas le temps pour ce monde de Bisounours. »
> « Mon rôle, c’est de diagnostiquer ce qui ne va pas, pas de distribuer des fleurs. »
> « Je dois être efficace, repérer les failles, proposer des solutions concrètes, c’est ça mon expertise. »
> « Et soyons clairs : si je ne montre pas au parent ce qu’il fait mal, comment peut-il progresser ? »

Peut-être aussi que, fatigué·e par le quotidien, tu te surprends à penser :
> « À quoi bon expliquer encore ? Ils n’écoutent pas les conseils de bonne conduite de toutes façons. »
> « Les protocoles, au moins, ont fait leurs preuves. La psychologie positive, elle, ça reste un concept flou. »

Ces pensées ne sont ni absurdes, ni honteuses.
Elles disent quelque chose de la charge que tu portes, de la tension entre exigence clinique et réalité du terrain, de ce qu’on t’a appris — et de ce qu’on ne t’a jamais transmis.

Et si, justement, la psychologie positive n’était pas une utopie naïve ?
Si elle pouvait, non pas remplacer votre expertise, mais l’enrichir ?
Ou encore, si elle permettait de mieux accompagner… sans t’épuiser ?

Cet article ne cherche pas à te convaincre, encore moins à enjoliver le soin.
Il te propose un déplacement de regard. Un ajustement de posture. Une autre manière d’être là — pour l’autre, et pour toi-même.

1. Une science, pas une injonction

Trop souvent confondue avec une vague pensée « positive » ou des affirmations toutes faites, la psychologie positive est pourtant une discipline scientifique à part entière. Fondée dans les années 1990 par Martin Seligman, elle ne nie pas la souffrance, mais s’attache à comprendre ce qui rend la vie épanouissante, ce qui permet aux individus de grandir, même dans l’adversité.

Elle explore les émotions dites « positives » (joie, gratitude, espoir…), les ressources internes, les forces de caractère, les liens sociaux… Et montre que ces éléments ne sont pas des luxes secondaires, mais des déterminants clés de la santé mentale.

Dans le champ de la périnatalité, cette approche prend tout son sens. Car devenir parent bouleverse, fragilise, réactive des blessures passées. Et pourtant, au milieu de cette vulnérabilité émotionnelle, c’est aussi un moment unique où se déploient de nouvelles opportunités. Encore faut-il savoir où poser ton regard !

Utiliser la psychologie positive en périnatalité n’est pas une coquetterie pédagogique. C’est un acte clinique profond, qui bouleverse les repères habituels du soin. Trop souvent, le regard médical — même bienveillant — reste orienté vers ce qui ne va pas, ce qui cloche, ce qui doit être corrigé. 

Or, accompagner une mère, un père, un futur parent, c’est autre chose. C’est entrer dans une zone floue, sensible, intime, où les émotions circulent, où les repères vacillent, où les récits se recomposent. Dans cette zone, il ne suffit pas de réparer ce qui est abîmé. Il est fondamental aussi de révéler ce qui tient encore, même si c’est fragile.

2. Un principe fondateur : la lumière avant l’ombre

Dans les accompagnements proposés avec la cartographie Urkind®, un principe est central : commencer par les zones de lumière. Car dans chaque parcours, aussi douloureux soit-il, il existe certains appuis internes, des souvenirs ressource, des liens qui soutiennent. Ces ancrages peuvent être minimes — une voix aimante, une odeur rassurante, un geste protecteur — mais ils existent presque toujours.

C’est là que s’inscrit la psychologie positive : non comme un déni de la souffrance, mais comme une manière de s’y préparer. Revenir à ce qui est stable, vivant, aimant dans l’histoire du parent permet d’installer un climat de sécurité intérieure.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que le système nerveux, pour s’ouvrir à l’exploration de la douleur, a besoin de ressources préalables. Deb Dana, spécialisée dans les traumatismes complexes nous explique la théorie polyvagale du Dr Stephen Porges en déclarant : “Nous ne pouvons pas nous autoréguler depuis un espace de menace. Il faut d’abord trouver un point d’appui.”

Ce point d’appui, c’est précisément ce que recherche l’approche Urkind dans les premières minutes de la cartographie : une mémoire corporelle, émotionnelle, relationnelle qui permette au parent de se sentir un peu plus stable, un peu plus présent à lui-même. 

C’est là que l’approche Urkind® prend tout son sens : En choisissant de commencer par les ressources, on ne détourne pas le regard de la souffrance : on le prépare.

On crée d’abord un socle, une sécurité intérieure, un ancrage. Et depuis cet espace, le parent peut se retourner vers ce qui vacille — avec davantage de solidité, d’agentivité, et souvent… d’amour pour lui-même.

Ce n’est pas une illusion. C’est une stratégie de soin.

3. Une cartographie émotionnelle pour mettre en mouvement

Urkind® propose une cartographie psycho-émotionnelle, construite à deux voix, avec le parent. Ce n’est pas un outil d’évaluation, mais un espace de mise en forme : poser, visualiser, ressentir… pour mieux écouter ce qui se vit, se dit ou se tait à l’intérieur de soi.

Ce travail graphique et sensoriel permet de faire un état des lieux sensible, en rendant visibles des zones souvent floues ou confuses. La cartographie devient un miroir émotionnel qui permet de mettre en mots ce qui n’a parfois jamais été formulé. Elle agit comme un révélateur de la complexité de l’expérience parentale.

Chaque segment de la cartographie (Contexte de la naissance, repères familiaux, état de santé, Histoire de vie, repères paternels, repères maternels, contexte économique, etc.) est une porte d’entrée vers une histoire intime. Le choix des couleurs, des symboles, des annotations est libre, subjectif, personnel. Cette liberté favorise l’expression spontanée, tout en donnant au professionnel un support visuel pour guider son écoute.

Voir, c’est déjà commencer à transformer. Car une émotion représentée devient une émotion apprivoisable. Cette mise en mots, en formes et en couleurs ouvre la voie à une mise en mouvement — une bascule douce vers le changement, qui émerge non pas de l’extérieur, mais de la personne elle-même.

Dans certains cas, cette visualisation amène le parent à faire des liens inattendus : entre son vécu de la naissance et une expérience d’enfance, entre une douleur physique et un deuil ancien. Le travail de cartographie devient alors un véritable processus de reconnexion, de subjectivation et d’autonomie.

4. Commencer par le soleil : activer les ressources positives

Dans la méthode Urkind®, chaque cartographie parentale est une rencontre. Un espace de parole, d’observation, d’ajustement. Mais ce qui change tout, c’est l’endroit d’où l’on part. Plutôt que de plonger directement dans les zones de fragilité, l’approche Urkind invite à commencer par ce qui va bien.

En pratique, lorsque le parent remplit sa cartographie et que vient le moment du retour, nous choisissons volontairement de débuter par les zones “ensoleillées” : celles où les ressources internes sont déjà actives, présentes, vivantes. Par exemple : un grand soleil dessiné du côté des repères maternels.

Alors nous demandons, doucement :

“Qu’est-ce qui vous réjouit tant quand vous pensez à votre maman ?”

À cette question, le visage du parent s’illumine. Le corps se relâche. L’ambiance change. Le système nerveux entre en sécurité. Biologiquement, ce moment est précieux : il favorise la sécrétion de dopamine, d’ocytocine, et installe un état d’apaisement émotionnel. C’est ce qu’en hypnose on appellerait un état ressource.

Et surtout, cet état est activé en présence d’un tiers bienveillant, un professionnel qui regarde, sourit, accueille. Ce regard validant est en soi un levier thérapeutique. Il crée un socle de confiance, à partir duquel le parent va pouvoir explorer, sans se sentir jugé, les zones plus grises de sa météo intérieure.

Depuis cet espace réchauffé par le souvenir, il devient plus facile d’oser regarder ce qui est difficile. La souffrance ne disparaît pas, mais le parent est reconnecté à sa créativité, à son pouvoir d’agir. Il est plus à même de formuler lui-même des pistes, parfois inattendues, pour prendre soin de ce qui vacille.

La psychologie positive, ici, n’est pas un vernis. C’est un levier neurobiologique, relationnel, thérapeutique.

5. Une clinique du lien : ni naïve, ni simpliste

Utiliser la psychologie positive dans l’accompagnement périnatal, ce n’est pas enjoliver la réalité. C’est reconnaître que le lien soignant-soigné est un espace d’impact. C’est comprendre que ce qui est valorisé prend racine, que ce qui est nommé peut se déployer.

Les neurosciences affectives ont montré combien l’attachement sécurisant est protecteur — non seulement dans la petite enfance, mais aussi pour l’adulte. Créer des moments de réassurance, de résonance émotionnelle, c’est renforcer l’immunité psychique du parent, qui pourra à son tour devenir un tuteur de sécurité pour son enfant.

Urkind® n’élude pas les traumas, les dépressions, les zones d’ombre. Mais notre approche refuse simplement de commencer par là où ça fait mal. Elle choisit d’ouvrir d’abord une fenêtre. Pour que la lumière y entre.

Les entretiens menés avec des parents accompagnés grâce à la méthode montrent combien cette posture transforme le vécu de la consultation : “Je me suis sentie vue autrement”, “On m’a permis de dire ce que je ressentais sans que ce soit un problème”, “J’ai pu dire que j’avais peur… mais aussi que j’étais fière.”

Ces mots disent la puissance de l’écoute active, non jugeante, et de cette forme de présence incarnée que la psychologie positive, bien comprise, soutient profondément.

6. Le pouvoir du regard

Changer de regard, ce n’est pas nier la douleur. C’est lui offrir un contenant. C’est aussi oser voir ce qui est déjà là : les liens qui existent, les gestes spontanés, les souvenirs heureux, même ténus.

Dans cette clinique sensible et rigoureuse à la fois, en tant qu’acteur prioritaire, tu deviens un tuteur d’énergie positive. Non pas en distribuant des conseils, mais en accueillant avec finesse ce qui peut, peu à peu, se dire, se transformer, s’apaiser.

Et si c’était cela, accompagner autrement ?

Déplacer le regard pour transformer la relation, accepter de ne pas avoir toutes les réponses.

Croire en la capacité de l’autre à se mettre en mouvement.

Faire du lien — un lien vivant, conscient, respectueux — le premier outil de soin.

Ce que propose Urkind® : un cadre éthique, un outil structuré, un soutien au geste clinique, pour faire exister une autre manière de faire soin.

Cela demande une rééducation du regard, un déplacement intérieur : oser sortir de la toute-puissance, du “sauver à tout prix”, pour se placer dans une posture de co-construction. Plus humble, plus juste, plus féconde.

Et cette posture-là, paradoxalement, est moins fatigante. Moins épuisante émotionnellement que le soin en lutte constante contre la souffrance. Elle ouvre des espaces d’écoute, d’émerveillement, de surprise. Elle redonne du sens. Elle allège.

Et si c’était cela, l’innovation la plus urgente ? Non pas ajouter, mais affiner. Non pas contrôler, mais faire confiance.

Et regarder, ensemble, ce qui tient encore. Ce qui pousse, même au milieu du chaos. Ce qui éclaire, même dans la nuit.

7. Former les professionnels : un changement de paradigme

Mais comment faire évoluer nos pratiques professionnelles ancrées dans des années de formation biomédicale ? Il est difficile de sortir du triptyque « symptômes – diagnostic – traitement », si brillamment enseigné à l’université. Dans cet héritage médical, chercher la pathologie ou la vulnérabilité pour soigner, réparer est une démarche rassurante : elle offre un cadre, une logique, une sécurité clinique.

Pourtant, cette approche peut handicaper le parent, en renforçant une forme de dépendance au savoir du soignant. Trop souvent, le professionnel occupe toute la place. Il analyse, il prescrit, il oriente. Et ce faisant, tu peux même parfois empêcher le parent d’activer ses propres ressources, de devenir acteur de ses choix.

Former à la méthode Urkind®, c’est proposer un changement de paradigme. Un positionnement plus humble, plus ajusté… mais aussi plus efficient. Il ne s’agit plus de “faire à la place de”, mais de créer les conditions pour que l’autre accède à ses propres réponses.

Cette posture ne s’improvise pas. Elle demande un travail sur soi, une capacité à tolérer l’incertitude, à accueillir la complexité sans vouloir la réduire. C’est pourquoi les formations Urkind® mêlent apports théoriques, expérientiels, supervisions, mises en situation et analyses de pratiques. Le but n’est pas de diffuser un outil miracle, mais d’outiller ta posture — et de l’ancrer dans une réalité de terrain.

Changer de regard, c’est un apprentissage. C’est aussi un engagement profond envers l’autonomie, la dignité et la subjectivité des personnes accompagnées.

8. L’impact à long terme : créer une trace, cultiver la résilience

Principe

Expérimenter la psychologie positive avec un parent, c’est bien plus qu’un soulagement ponctuel ou une bulle de réconfort au cœur du chaos. C’est initier un changement durable de regard. Un changement qui, doucement, s’enracine, prend corps, et vient transformer les représentations que le parent a de lui-même. Quand tu invites ce parent à faire l’expérience de cette posture, tu fais bien plus que l’accompagner ponctuellement. Tu modèlises avec lui une manière d’être en lien, d’observer, de ressentir, de nommer.

Concrètement

Dans un quotidien parental souvent rempli d’injonctions, de culpabilité, de comparaison — « je ne fais pas assez », « je ne suis pas à la hauteur », « les autres y arrivent mieux » — la posture Urkind® vient créer un sas. Tu crées un espace où le parent peut faire l’expérience d’être vu autrement : non pas comme un patient à corriger, mais comme une personne compétente, même si vulnérable ; précieuse, même si en déséquilibre. Lorsque toi le professionnel, tu soulignes ce qui fonctionne — un regard tendre échangé avec le bébé, une manière de poser une main apaisante, un effort discret mais constant —, tu transmets un message puissant : “Tu es un parent suffisamment bon. Et cela suffit.”

Ce type de validation, incarnée, répétée, ancrée dans le réel, a un impact à long terme. Elle restructure l’image de soi, soutient le sentiment de compétence parentale, et nourrit une forme de sécurité intérieure. Ce n’est pas une flatterie vide : c’est un miroir ajusté, tendu à bon escient, pour que le parent puisse reconnaître ses forces, là où il ne voyait que des manques. Et plus encore : lorsqu’il vit cette expérience dans un cadre soignant, où il s’attendait à devoir prouver, justifier, expliquer ses “ratés”, le choc est encore plus grand. Le parent ne se sent plus jugé. Il se sent rejoint.

Autrement dit, on sème une compétence relationnelle, une capacité à s’auto-réguler, à faire appel à ses ressources internes. Un facteur puissant de résilience dans la parentalité.

En permettant cette expérience, tu transmets au parent une compétence émotionnelle qu’il pourra, à son tour, transmettre à son enfant : celle de repérer ce qui va bien, de reconnaître les progrès, de valoriser l’effort plus que la perfection. Ce n’est plus seulement une technique de soin : c’est un geste transgénérationnel.

9. Et si l’essentiel avait été oublié ?

À force de soigner ce qui va mal, peut-être avons-nous désappris à cultiver le bien.
À force de prévenir les risques, peut-être avons-nous oublié de nourrir les forces.

La psychologie positive appliquée à la périnatalité n’est pas un supplément d’âme. Elle est une boussole clinique qui permet de réorienter l’accompagnement vers ce qui fait grandir, relie, stabilise.
Elle ne nie ni les failles ni les chutes — elle apprend à marcher avec.

Urkind® propose de renouer avec cette intelligence-là : celle du lien, de la sensation fine, de l’émotion comme guide, celle qui ne cherche pas à réparer le parent, mais à lui redonner accès à sa propre puissance d’agir. Parce que dans un monde où tout s’accélère, prendre le temps de regarder ce qui tient encore est déjà un soin. Un soin lucide, audacieux, profondément humain.

10. Conclusion

La psychologie positive n’est pas réservée aux seuls parents. Car ce regard, cette posture, ce choix de partir de ce qui va bien, de ce qui tient encore, peut s’appliquer bien au-delà de la parentalité. C’est aussi une philosophie de vie, accessible à tout un chacun : soignant, enseignant, aidant, voisin, ami…et à toi en particulier Dans un monde souvent dur, brutal, saturé de pression, d’injonctions et d’urgences, réhabiliter la douceur n’est pas un luxe. C’est une nécessité vitale.

Un regard chaleureux. Un mot qui reconnaît. Un silence qui accueille.

Ces gestes simples — incarnés, transmis, offerts — peuvent transformer une journée, un lien, parfois une trajectoire.

Urkind® nous rappelle que la relation ne commence pas toujours par une ordonnance ou un protocole, mais parfois par un geste d’humanité, une manière d’être présent à l’autre.

Et que ce geste, chacun peut le porter — au cœur de son métier, de sa famille, de sa vie.

Te sens-tu prêt à faire l’expérience d’un soin qui commence par la lumière ?

Si cette approche t’interpelle ; si tu ressens, toi aussi, le besoin de renouveler ton regard ; si tu souhaites explorer concrètement comment intégrer la psychologie positive dans tes consultations…

Rejoins une formation Urkind® : 
Une approche ancrée dans la clinique, nourrie de neurosciences affectives, et centrée sur l’humain.

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